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   <subfield code="a">Penser le droit sans le social, Ou le contrat de Shylock</subfield>
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   <subfield code="a">Conclusion: Qu'est-ce que tous ces développements ont à voir avec les relations entre la sociologie du droit et la sémiotique juridique? On pourrait objecter que l'exemple choisi se situe aux frontières du juridique et du social. On peut répondre à cela par un argument quantitatif qui a une importance particulière en sociologie: en France, plus de 70.000 enfants font l'objet d'une mesure judiciaire d'assistance éducative; bien souvent, les exemples choisis par telle ou telle étude de sémiotique juridique ne représentent qu'une infime partie de la pratique judiciaire (il en est exactement de même pour les juristes de droit dogmatique!) et sont finalement plus significatifs pour la vie du droit que pour la réalité sociale. Mais ce n'est pas là que je voulais en venir: ce que j'ai voulu montrer, c'est toute l'épaisseur du vivant et donc l'inscription du droit dans la chair et ce que, en définitive, le sociologue du droit pourrait reprocher au sémioticien, ce n'est pas tant de prélever une livre de chair, que de l'analyser comme du vivant, alors que, séparée du corps, elle est déjà morte! La médecine sait depuis longtemps que les examens &quot;in vitro” sur des produits humains ne restituent pas exactement les conditions du vivant et que notamment ils ne permettent pas de prévenir les réactions allergiques propres au sujet et donc les phénomènes de rejet. Le propre du vivant est précisément d'être chaque fois imprévu et particulier; il peut ainsi se définir comme tout lecontingent de telle ou telle situation sociale, qui tient à l'histoire, à la subjectivité des personnes — des justiciables ou des professionnels de justice — bref, à tout ce qui est absolument étranger à la prévisibilité scientifique ou juridique. L'ambition saussurienne est partant peut-être démesurée voulant assigner au signe une signification générale et négligeant les particularités du vivant. Mais ne nous y trompons pas, un même décalage affecte également les études de sociologie du droit, seulement il est peut être plus restreint, cette discipline intégrant dans sa méthode la recherche de la particularité du social vivant ou vécu. Ne pourrait-on pas concevoir une échelle pour étalonner les différentes approches du droit par les sciences humaines, qui irait du point de vue le plus externe vers le plus interne, c'est-à-dire au plus proche du mythe du droit. La sociologie du droit devrait se situer au plus proche du pôle extérieur (et y être ramenée à chaque fois qu'elle s'en éloigne!) mais où devrait-on alors placer la sémiotique juridique?</subfield>
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   <subfield code="a">Deborah Charles Publications, 1990</subfield>
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